Question du 29 juin 2017 : Configuration du cours de religion islamique

Question:

Madame la Ministre,

Je vous posais en décembre dernier une question sur le contenu du cours et les discours véhiculés par certains professeurs de religion islamique en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Vous m’expliquiez alors l’existence d’un référentiel définissant les objectifs généraux du cours élaboré par l’Exécutif des musulmans. Il est étonnant que les professeurs ne disposent que d’un référentiel très vague et guère d’un programme qui leur permettrait d’axer convenablement les thèmes abordés.

Selon les informations dont je dispose, il semblerait que l’auteur du livre « Les questions que se posent les jeunes sur l’islam » ait été licencié après une inspection de son cours. Ce qui, selon lui, n’aurait pas plu est le fait qu’il ait notamment lancé des débats sur l’homosexualité. Or, vous mettiez en avant la qualité de l’inspection de ces cours de religion islamique qui, au contraire, ne tolèrent aucun écart ou dérive intégriste. Dans ce cadre, il est plutôt constructif que des débats puissent se tenir sur tous les sujets, y compris les plus controversés.

Mes questions, Madame la Ministre, sont les suivantes :

  • Pour quelle(s) raison(s) le seul support de cours sur lequel les professeurs de religion islamique peuvent se baser est un référentiel très général et ne donnant aucune indication précise sur le programme du cours ? Votre Ministère a-t-il déjà demandé à l’Exécutif des musulmans de rédiger un programme avec un contenu qui soit davantage balisé ?
  • Pourriez-vous m’indiquer le nombre d’inspections des cours de religion islamique réalisés en 2016 en Fédération Wallonie-Bruxelles ? Parmi elles, combien ont menées au licenciement du professeur évalué ? Les rapports de l’inspection sont-ils eux-mêmes contrôlés par une autorité qui veille à ce que les critères d’évaluation soient objectifs ?