Question orale du 7 juin 2017: Propos tenus sur Facebook par le délégué général aux droits de l’enfant (DGDE) à la suite de l’attentat de Londres nous invitant à pleure les meurtriers

Monsieur le Ministre-Président, ce n’est pas la première fois que nous vous interpellons sur les propos tenus par le délégué général aux droits de l’enfant. Après l’attentat de Nice, Mme Bertieaux et moi-même avions déjà réagi, car la première réaction du délégué avait été de dire que c’était un problème de jeunes immigrés qui étaient stigmatisés et victimisés.

Plus récemment, dans cette assemblée, il avait produit sa brochure Childfriendly, dans laquelle il critiquait le slogan «Je suis Charlie». Et aujourd’hui, une nouvelle étape a été franchie par ce monsieur qui a écrit, au lendemain des attentats de Londres, sur sa page Facebook: «À Londres, lors de la tragédie sanglante de cette nuit, dix morts, et non sept, seront pleurés par autant de familles et de proches, et c’est parce que les dix familles recevront autant de notre empathie et de notre réconfort».

Ces propos me laissent pantois, de même, je le pense, que tous les membres de cette assemblée. Comment peut-on mettre les bourreaux et les victimes sur le même pied? Comment quelqu’un qui devrait avoir de la compassion et faire preuve de solidarité peut-il réagir de façon aussi ignoble? Est-ce respectueux pour les victimes de Londres ou pour celles de Bruxelles, puisqu’il aurait sans doute tenu le même raisonnement? Ce n’est pas la première fois que nous vous faisons remarquer qu’il dérape. Monsieur le Ministre-Président, je vous demande de condamner ces propos et de vous en désolidariser totalement.