Question du 28 avril 2017: Déclaration intersyndicale contre le racisme au travail de la Stib

Les délégués syndicaux et les trois organisations syndicales CSC, FGTB et CGSLB ont signé une « Déclaration intersyndicale contre le racisme au travail » pour « faire de la Stib une entreprise sans racisme ».

Les représentants syndicaux de la Stib s’engagent « à ne jamais banaliser le racisme et les discriminations et à agir concrètement pour le prévenir et le combattre ».

L’une des initiatives consiste à parler de racisme au travail à des moments informels.

Mes questions, Monsieur le Ministre, sont les suivantes :

  • Pour quelle(s) raison(s) la signature d’une Déclaration intersyndicale s’est-elle imposée ?
  • Constatait-on de nombreux actes à caractère raciste au sein du personnel de la Stib ? Pourriez-vous me donner des chiffres précis à ce sujet ?
  • La loi qui condamne fermement l’incitation à la haine et les discriminations n’est-elle pas suffisante d’un point de vue légal ? Quelle est la plus-value de cette Déclaration ?
  • Est-il opportun que certains des outils de cette campagne intersyndicale visent à encadrer des moments informels pour parler de racisme ?
  • Des initiatives concrètes comme l’augmentation du personnel féminin à la Stib ne sont-elles pas plus pertinentes, étant basées sur des statistiques concrètes ?

Réponse :

La déclaration est une initiative prise par les seules organisations syndicales, initiative à laquelle la STIB n’a pas été associée.

Cette initiative des organisations syndicales n’a pas été prise dans le cadre d’un contexte interne particulier. La STIB m’informe qu’elle n’a pas connaissance de faits de racisme spécifiques. La diversité et le respect de l’autre sont des valeurs fondamentales de l’entreprise et celle-ci est vigilante par rapport au respect de ces valeurs.

Des initiatives concrètes sont prises depuis plusieurs années a n d’augmenter le nombre de collaboratrices au sein de la STIB (participation à des salons de l’emploi destinés aux femmes, campagnes spécifiques mettant les collaboratrices en avant, etc.).

Les femmes sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses au sein de l’entreprise : n 2016, elles représentaient 9,78 % des membres de l’entreprise, contre 9,43 % en 2015 et 6,9 % en 2000.