Question du 7 avril 2017: Prévention quant au recours à l’avortement par la prise individuelle de médicaments

Il semblerait que certaines femmes décident de se procurer des kits sur des sites Internet contenant du Mifepristone et du Misoprostol afin d’interrompre leur grossesse par leurs propres moyens, sans aucun accompagnement médical.

Si ce phénomène clandestin n’est pas quantifiable, plusieurs plannings familiaux auraient révélé une hausse de ce phénomène. Or, nous savons à quel point il est indispensable dans le cadre d’un avortement d’être encadré par des équipes médicales afin que le processus se déroule convenablement, sur base d’un suivi rigoureux et d’une procédure bien établie.

Les femmes concernées seraient celles pour lesquelles l’avortement serait encore aujourd’hui un tabou ou celles qui ont dépassé le délai légal pour interrompre leur grossesse.

Si l’émergence de telles pratiques venait à se confirmer, elle pourrait avoir de terribles conséquences à la fois sur la santé de la mère en cas de complications et sur l’enfant, si celles-ci venaient à échouer.

Mes questions, Madame la Ministre, sont les suivantes :

  • Aviez-vous connaissance de ce phénomène ?
  • Avez-vous pris contact avec les plannings familiaux francophones bruxellois afin d’avoir une confirmation de l’augmentation du recours à de telles pratiques ?
  • Des politiques de prévention ont-elles déjà été mises en place de façon à alerter les femmes aux dangers d’un avortement dans de telles conditions ?