Question du 26 octobre 2016: Violences envers les professeurs en Fédération Wallonie-Bruxelles

Récemment, de nombreux professeurs ont fait l’objet d’agressions violentes commises par leurs élèves en France. A tel point qu’un sondage révèle que 15% des enseignants ne se sentent pas en sécurité dans leur propre établissement. Un pourcentage variant selon les zones géographiques dans lesquelles les établissements en question sont implantés.

Les professeurs du secondaire seraient par ailleurs 40% à s’être fait récemment s’insulter. On peut s’interroger sur la capacité de transmission dans un tel contexte de peur et d’insécurité de ces professeurs. Par ailleurs, ces derniers sont formés à enseigner et non à devoir se comporter « comme des gardiens de prison ».

Le contexte belge est souvent proche de celui observable en France. A l’heure où nous manquons déjà de professeurs, il importe de garantir que leurs conditions de travail ne constituent pas un frein de plus à une telle carrière.

Mes questions, Madame la Ministre, sont les suivantes :

– Assiste-t-on à une recrudescence similaire de violences envers les professeurs en Fédération Wallonie-Bruxelles ?

– Des études ont-elles déjà été réalisées à ce sujet évaluant à la fois le sentiment de sécurité et les éventuelles agressions subies ? Si oui, que ressort-il de ces études et quelles sont les communes les plus concernées ? Si non, avez-vous pris une décision afin qu’une telle étude soit faite ?

– Avez-vous mené des consultations afin de déterminer les mesures qui pourraient être mises en place afin d’accentuer le sentiment de sécurité chez les professeurs en Communauté française ?

Réponse:

 

Sur la base des demandes d’assistance psychologique et juridique et des demandes de mutation prioritaire adressées à la Direction Générale de l’Enseignement Obligatoire (DGEO), aucune augmentation des actes de violence à l’encontre des enseignants n’apparaît durant les trois dernières années.

La question de réaliser une étude sur le sentiment de sécurité des enseignants n’a pas été, jusqu’à ce jour, recommandée par l’Observatoire de la violence en milieu scolaire, étant donné que les derniers états des lieux n’en ont pas démontré la nécessité.

Par ailleurs, la question des violences a été intégrée dans les travaux du Pacte pour un Enseignement d’excellence, au travers des groupes de travail en charge de la qualité de vie à l’école. Jusqu’en avril 2017, des ateliers pédagogiques sont organisés en collaboration avec l’Institut de la Formation en cours de Carrière, à Bruxelles, Namur, Marche-en-Famenne, Liège, Mons, Tournai et offrent un espace de discussions et de participation aux acteurs de terrain sur six thèmes distincts, dont les thèmes du bien-être et du bien vivre ensemble à l’école, de la démocratie à l’école et de la lutte contre la violence et le harcèlement.  

De nombreuses formations, proposées aux enseignants par les opérateurs de formation, visent l’amélioration de compétences communicationnelles pour prévenir les situations de tensions, malentendus et conflits, d’autres outillent les enseignants face à des comportements difficiles. 

Je vous remercie pour votre question.