Question du 20 décembre 2016: Impression 3D pour rénover le patrimoine

 

Impression 3D pour rénover le patrimoine

Monsieur le Ministre-Président,

L’impression 3D est une technologie en plein essor dans le cadre de restaurations effectuées sur le patrimoine. Après avoir été pionnière dans le domaine, la Belgique est aujourd’hui davantage à la traîne faute d’investissements appropriés.

En Région bruxelloise, certaines initiatives existeraient cependant en la matière et des financements seraient octroyés à cette fin.

Il s’agit d’une technologie prometteuse pour les restaurations futures, même si un certain nombre d’acteurs du patrimoine seraient récalcitrants. Ainsi, un certain nombre d’entre eux craignent que les techniques ancestrales de rénovation disparaissent au profit de ces techniques modernes.

Mes questions, Monsieur le Ministre-Président, sont les suivantes :

– Pour quels projets de restauration, outre l’église Sainte-Catherine, cette technique a-t-elle déjà été utilisée en Région bruxelloise ?

– Quel est le montant de l’appui financier octroyé par la Région pour le développement et l’utilisation de ces techniques ? Des investissements additionnels dans ce type de techniques sont-ils prévus ?

– Etes-vous en contact avec des experts du patrimoine afin d’évaluer de quelle manière, pour chaque projet, ces techniques modernes peuvent s’allier aux techniques plus ancestrales ?

Réponse :

De nouvelles techniques, comme les mesurages et les scans en 3D, les impressions en 3D ainsi que la produc- tion automatisée à partir de modèles ou de moules en 3D, sont aujourd’hui régulièrement utilisées pour de nombreuses applications dans le cadre de la restauration.

Les mesurages en 3D sont devenus la règle plutôt que l’exception. Ces mesurages constituent la base pour la reconstitution de certains éléments. Selon le cas, ces reconstitutions sont effectuées soit à l’aide de matériaux et techniques traditionnels, soit par le biais de nouvelles technologies, soit en combinant les deux. Les modèles en 3D peuvent également être créés à partir d’ancien matériel iconographique.

Dans le cadre de la restauration des sculptures de l’église Sainte-Catherine, certains éléments décoratifs ont été scannés en 3D pour ensuite produire des moules permettant de reconstituer de nouveaux éléments en pierre artificielle ou de les sculpter en pierre sur la base d’un procédé automatisé.

Ces mêmes techniques seront appliquées pour la reconstitution de la statue de Saint-Nicolas en haut du pignon de la maison Le Renard située à la Grand-place. Bref, ces nouvelles technologies sont appliquées pour de nombreux chantiers de restauration, là où elles sont jugées utiles.

Pour chaque projet de restauration, il faut examiner quelles techniques et quels matériaux se prêtent le mieux à une bonne mise en œuvre. Cela requiert une connaissance approfondie des avantages et des inconvénients tant des techniques et matériaux traditionnels que de ceux d’aujourd’hui. C’est pourquoi il est important de continuer à étudier les matériaux et techniques traditionnels et de les conserver.

La Direction des monuments et des sites veille à ce qu’une bonne réflexion quant au choix des matériaux soit effectuée dans le cadre de la délivrance des permis.

Par ailleurs, elle soutient pleinement le développement des nouvelles technologies en octroyant des subsides pour des études et des travaux de restauration de biens classés.

Nous ne connaissons pas les montants spécifiques dédiés à la mise en œuvre des nouvelles technologies, car leur application s’étale sur un grand nombre de dossiers de restauration.

Puisque ces technologies innovantes sont spontanément adoptées dans le cadre de projets de restauration, il n’existe pas d’initiatives particulières visant à les encourager.

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