Question du 24 octobre 2016: radicalisation dans les clubs de boxe clandestins

Radicalisation dans les clubs de boxe clandestins

Monsieur le Ministre,

On observerait une recrudescence des clubs de boxes clandestins qui seraient utilisés afin de recruter et de radicaliser les jeunes pratiquant ce sport.

Ainsi, au vu de la hausse des contrôles dans les mosquées, les écoles et sur les réseaux sociaux, ces clubs constitueraient le foyer idéal pour le recrutement.

Certains viendraient pour apprendre à se battre, d’autres pour propager leurs discours radicaux. Le nombre de ces salles « underground » exploserait dans les communes bruxelloises telles que Molenbeek, Laeken, Forest, Saint-Gilles et Schaerbeek.

Mes questions, Monsieur le Ministre, sont les suivantes :

– Aviez-vous connaissance de ce phénomène ?

– Avez-vous des estimations du nombre de ces salles en Fédération Wallonie-Bruxelles ? Avez-vous mis en place des mesures contre l’utilisation du sport comme vecteur de radicalisation et tout particulièrement de la boxe ? Si oui, pouvez-vous me donner des exemples ?

– Certaines de ces salles ont-elles déjà été fermées pour activités illégales ? Des contrôles renforcés ont-ils été mis en place ?

 

Réponse: 

Comme vous, nous avons lu la presse relayant cette information. S’il convient d’éviter la généralisation, il faut néanmoins être attentif à cet état de fait, qui nous a été confirmé par ailleurs par certaines fédérations sportives.

Si le sport peut être un magnifique outil d’intégration sociale, il peut malheureusement être également le véhicule d’idées extrémistes, quelles qu’elles soient.

Nous n’avons pas, en tant qu’autorité sportive, le pouvoir d’intervenir directement dans les salles de sport, et encore moins de les fermer. Par contre, nous avons le pouvoir, avec le soutien et le concours des fédérations concernées d’attirer l’attention sur l’importance du respect, sous toutes ses formes, dans la pratique sportive, singulièrement en matière de sport de combat et d’arts martiaux.

Ce thème a fait l’objet d’un colloque-débat très récemment, le 22 octobre dernier, à Bruxelles (Tour et Taxi), en marge du très bel évènement international organisé par la fédération d’Aikido (International Aikido Celebration). A cette occasion, les 8 fédérations sportives reconnues, l’Administration et moi-même avons procédé à la signature d’une Charte spécifique (déclinaison de la Charte générale Vivons Sport) pour les disciplines de combat et d’arts martiaux mettant l’accent prioritairement sur le respect, qui impose en lui-même le rejet de tout discours radical violent.

La version signée de la Charte sera adressée à l’ensemble des clubs des fédérations reconnues en vue d’un affichage dans toutes les salles.

Je reste très attentif au phénomène dénoncé, au croisement de mes différentes compétences ministérielles. Je vais continuer à collaborer avec les fédérations sportives pour favoriser le meilleur encadrement possible des sports de combat reconnus.

Par ailleurs et de manière générale, la Fédération Wallonie-Bruxelles poursuit la mise en place de son dispositif de prévention et de lutte contre le radicalisme violent. Adopté par le Gouvernement en janvier dernier, le dispositif de prévention et de lutte contre le radicalisme violent de la Fédération Wallonie-Bruxelles poursuit sa mise en place au sein de l’administration.

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